Marzouki : « Les Français sont prisonniers d’une doxa au sujet de l’islam »

MoncefMarzouki, médecin, est le fondateur du Congrès pour la République, il a vécu en exil en France ces dix dernières années. Cet intellectuel brillant et intransigeant, âgé de 65 ans, est un militant des droits de l’homme de la première heure. M.Marzouki s’est toujours refusé à l’exclusion des islamistes et à leur «diabolisation». De M.Ben Ali, il répétait qu’il n’était «pas amendable», et qu’il ne fallait en espérer «aucune réforme», à l’inverse de ce qu’affirmait l’Union européenne.

MoncefMarzouki, médecin, est le fondateur du Congrès pour la République, il a vécu en exil en France ces dix dernières années. Cet intellectuel brillant et intransigeant, âgé de 65 ans, est un militant des droits de l’homme de la première heure. M.Marzouki s’est toujours refusé à l’exclusion des islamistes et à leur «diabolisation». De M.Ben Ali, il répétait qu’il n’était «pas amendable», et qu’il ne fallait en espérer «aucune réforme», à l’inverse de ce qu’affirmait l’Union européenne.AFP/Boyan Topaloff

Dans une interview au Journal du dimanche, le tout nouveau président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, réaffirme sa francophilie mais déplore que les Français soient ceux « qui comprennent le moins le monde arabe » et restent « prisonniers d’une doxa au sujet de l’islam ».

L’ancien opposant, rentré au pays à la faveur de la chute du régime de Ben Ali, après des années d’exil en France, souhaite « tirer sa force du peuple » : « je n’ai aucun compte en Suisse ou en France. Je suis désormais le président indépendant d’un pays indépendant. L’esprit colonial, c’est terminé », martèle-t-il.

« PÉTRI DE CULTURE RATIONALISTE »

Interrogé sur son futur exercice du pouvoir, Marzouki souhaite incarner la transparence, la fin de la corruption cautionnée par l’étranger, dont il ne rejette cependant pas l’apport : au sujet de ses différences avec Rached Ghannouchi, homme fort du parti islamiste Ennahda, vainqueur des dernières élections, il répond qu’il reste de son côté « pétri par la culture rationaliste occidentale, celle des Lumières », tout en affirmant que « les craintes à l’égard d’Ennahda sont absurdes ».

« Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L’expression politique du conservatisme, c’est l’islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste. Prétendre que nous avons vendu notre âme au diable en nous alliant aux islamistes relève du fantasme », argumente-t-il.

Moncef Marzouki a nommé officiellement mercredi l’islamiste Hamadi Jebali, le numéro deux du parti Ennahda, au poste de chef de gouvernement.

Le Monde.fr

Publicités

Publié le 18 décembre 2011, dans S. Ahmed Deedat. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :